Man standing at river

Les espèces envahissantes sont des plantes, des animaux et des micro-organismes qui ont accidentellement ou délibérément été introduits dans des zones situées au-delà de leur aire de répartition naturelle. Les plantes envahissantes sont des espèces exotiques dont l’introduction ou la propagation entraîne des répercussions négatives sur l’environnement, l’économie et la société, y compris la santé humaine.

IMPACTS

Dégradation de notre environnement naturel

« Les zones naturelles comme les forêts, les prairies, les terres humides et les lacs fournissent de nombreux services et avantages écosystémiques. Les zones naturelles offrent un abri et de la nourriture aux animaux sauvages, éliminent les polluants de l’air et de l’eau, produisent de l’oxygène et offrent de précieuses possibilités de loisirs et d’éducation. Les espèces envahissantes menacent et peuvent altérer notre environnement naturel et nos habitats et perturber les fonctions essentielles des écosystèmes. Les plantes envahissantes délogent spécifiquement la végétation indigène en raison de la concurrence pour l’eau, les nutriments et l’espace. Une fois installées, les espèces envahissantes peuvent :

  • réduire la productivité des sols
  • avoir des répercussions sur la qualité de l’eau ainsi que sa quantité
  • dégrader les ressources de l’aire de répartition et l’habitat faunique
  • menacer la biodiversité
  • altérer les régimes des feux
  • introduire des maladies.

Les espèces envahissantes menacent de nombreuses espèces rares et menacées d’extinction, et maintenant ces espèces sont en voie de disparition. Une fois installées, il devient couteux et difficile d’éradiquer les espèces envahissantes. Bien souvent, les répercussions sont irréversibles pour l’écosystème local.

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Répercussions sur l’agriculture

Les plantes envahissantes peuvent avoir un large éventail de répercussions sur l’industrie agricole. Les plantes envahissantes peuvent servir d’hôtes nouveaux ou supplémentaires pour des maladies et des ravageurs des cultures nouvelles ou existantes. Elles peuvent entraîner une baisse du rendement des cultures et nécessiter une utilisation accrue de pesticides pour les combattre. Cela augmente les coûts pour les agriculteurs et réduit la valeur des récoltes. On estime que les pertes de récoltes dans l’industrie agricole en Colombie-Britanniques’élèvent à plus de 50 millions de dollars par année. Des espèces comme la centaurée infestent les parcours et réduisent la qualité du fourrage. De nombreuses autres espèces concurrencent les espèces recherchées dans les champs cultivés (Source : ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Pêches de la Colombie-Britannique 1998.
Gestion des mauvaises herbes intégrée – guide d’introduction). Les répercussions économiques annuelles estimées des plantes envahissantes sur l’agriculture canadienne sont de 2,2 milliards de dollars (Environnement Canada, 2010).

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L’interférence avec la productivité des forêts

Les espèces envahissantes, en particulier les plantes envahissantes, peuvent interférer avec la régénération et la productivité des forêts avec la concurrence directe avec les semis d’arbre, ce qui réduit la densité et ralentit le taux de croissance des gaules. La réduction de la régénération et de la productivité des forêts entraîne la perte d’habitats fauniques et diminue la diversité d’un peuplement, le rendant plus vulnérable aux insectes et aux maladies.

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Les répercussions sociales et esthétiques

Lors de l’établissement dans les récoltes ou les zones naturelles, les plantes et les espèces envahissantes peuvent avoir des répercussions comme :

  • une perte de revenus
  • une réduction de la qualité et de la quantité de l’eau (augmentation de l’érosion et de la sédimentation)
  • une réduction de la valeur des propriétés
  • des dommages à la propriété privée et aux infrastructures
  • une perte d’aliments traditionnels et de plantes médicinales
  • une réduction des possibilités de loisirs terrestres et aquatiques
  • une augmentation des coûts de contrôle et de gestion
  • des restrictions commerciales à l’exportation et à l’importation imposées

    Certaines plantes envahissantes, comme la berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) et le panais sauvage (Pastinaca sativa), entraînent des problèmes au niveau de la santé humaine en raison de leur sève qui est toxique pour la peau. D’autres plantes peuvent entraîner des blessures physiques au corps; les branches du nerprun cathartique (Rhamnus cathartica) se terminent par une épine courte et pointue qui peut entraîner des blessures. La sécurité humaine peut également être affectée par la croissance rapide des plantes envahissantes. Par exemple, Phragmites australis (ci-après dénommés Phragmites introduits) prend de l’ampleur et se développe rapidement, et peut réduire la visibilité sur les emprises, ce qui augmente le risque d’accidents automobiles. Les tiges mortes et sèches des phragmites introduits sont également très combustibles et peuvent présenter un risque d’incendie. Les zones naturelles dans les municipalités soutiennent une multitude d’activités récréatives, notamment la chasse, la pêche, la natation, la randonnée pédestre, l’observation des oiseaux et le vélo de montagne. Les plantes envahissantes qui se propagent dans les zones touristiques réduisent souvent les qualités attrayantes et agréables de la région. Par exemple, les plantes envahissantes peuvent réduire la biodiversité des plantes indigènes, ce qui a une incidence sur le nombre d’oiseaux chanteurs dans la région; marcher à travers une végétation dense peut s’avérer difficile; et les zones de baignade populaires peuvent devenir inaccessibles en présence de plantes aquatiques envahissantes. Les graines et autres parties de plantes peuvent s’accrocher aux chaussures de randonnée, aux vêtements, aux animaux domestiques, aux oiseaux et aux véhicules, ce qui peut entraîner de nouvelles infestations, potentiellement sur de grandes distances.

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Les répercussions économiques

Les plantes envahissantes peuvent avoir d’importantes répercussions sur les propriétaires fonciers et sur les municipalités. Une étude récente montre que les valeurs foncières des résidences riveraines du Vermont touchées par le myriophylle à épi (Myriophyllum spicatum) ont diminué de 16,4 % (ministère des Richesses naturelles et des Forêts, 2012). En raison de l’explosion de l’euphorbe ésule (Euphorbia esula), le Manitoba a connu une réduction de 30 millions de dollars de la valeur des terres (ACIA, 2008). L’euphorbe ésule infeste 340 000 acres de terres au Manitoba, ce qui coûte aux contribuables environ 19 millions de dollars par année pour protéger les pâturages, les terres publiques et les emprises (ACIA, 2008). En Ontario, le MRNF participe à des projets pilotes de lutte contre les phragmites envahissants depuis 2007 et, à ce jour, les coûts de la lutte contre ces parasites varient entre 865 $ et 1 112 $ l’hectare (ministère des Richesses naturelles et des Forêts, 2012). Les espèces envahissantes ont des répercussions sur environ 20 % des espèces en péril en Ontario (ministère des Richesses naturelles et des Forêts, 2012).

Les plantes envahissantes ont des répercussions directes sur les municipalités ayant des projets de reboisement et des sentiers récréatifs. Elles augmentent les coûts de gestion (p. ex. planification et suivi des projets) et les coûts opérationnels (p. ex. fauchage, taille et arrachage manuel). Elles compliquent également les projets de reboisement, car elles doivent d’abord être enlevées, puis les espaces créés par l’enlèvement doivent être comblés en utilisant du gros matériel végétal en pot ou un entretien supplémentaire du site pour prévenir le risque d’une nouvelle invasion.

Les répercussions économiques des espèces envahissantes au Canada sont considérables. Selon Environnement et Changement climatique Canada:

  • on estime que les pertes de revenus cumulatives annuelles causées par seulement 16 espèces envahissantes se situent entre 13 et 35 milliards de dollars.
  • Les espèces envahissantes qui nuisent aux industries agricole et forestière entraînent des pertes de revenus estimées à 7,5 milliards de dollars par année.

Afin d’obtenir plus de renseignements concernant les espèces envahissantes dans votre province ou votre territoire, consultez leur site internet en cliquant ici.

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